Finale Ma thèse en 180 secondes 2021

Évènement

Jeudi, 18 Mars, 2021 - 10:20

C’est parti pour la nouvelle édition de Ma Thèse en 180 secondes, avec cette année, 18 candidates et candidats en lice.


Cette année, deux doctorantes de l'ED227 MNHN-SU participent à la finale de Sorbonne Université. Découvrez leur sujet de recherche ci-dessous. Elles succèderont peut-être à Perle Guarino-Vignon, doctorante au Muséum, qui a fait partie, avec Omar Mounir Alaoui, des deux lauréats 2020.

La finale aura lieu le vendredi 19 mars de 15h00 à 17h00.


Julie Soppelsa

Comment les éléphants sont-ils capables de manipuler avec leur trompe ?

La trompe est un organe fondamental pour les éléphants. Ils l’emploient pour connaître leur environnement, établir des liens sociaux, utiliser des outils, mais aussi manipuler la nourriture. Cet organe accomplit des fonctions à la fois puissantes et délicates, grâce notamment à un nombre élevé de muscles et capacités sensorielles très développées. Or, cette trompe se serait allongée et diversifiée au cours de l’évolution, mais on ne sait ni comment, ni pourquoi. 

Si les trompes ne se fossilisent pas, il est tout à fait possible d’essayer de répondre à ces questions en étudiant les éléphants actuels. J’étudie ainsi les éléphants de savane d’Afrique pour comprendre cette mystérieuse évolution de la trompe. 

L’enjeu est alors de connaître l’ensemble des gestes et comportements impliquant la trompe, en focalisant particulièrement sur les mouvements de saisie et manipulation. Cela permettra aussi d’appréhender le rôle des milieux dans l’évolution de cet animal emblématique. 

Ce projet va permettre aussi d’avancer dans deux autres domaines : la bio inspiration (s’inspirer de la nature pour créer de nouvelles technologies) et la conservation des éléphants. Concernant la bio inspiration, le challenge est de proposer de nouvelles solutions pour la conception de bras robotiques souples, similaires aux trompes. Quant à la conservation, le défi est de comprendre comment les éléphants de savane d’Afrique s’adaptent aux changements rapides de milieux, problème très actuel pour cette espèce.

Laboratoire Mecadev UMR7179, équipe FUNEVOL

 

Julie Soppelsa

Samantha Azevedo-Vannson

De l’eau dans l’espace ? Les météorites nous disent tout

Les météorites, quels objets fascinants ! Si rares et en même temps si précieuses, elles nous en apprennent toujours plus sur nos origines. Laissez-moi vous raconter l’histoire complexe d’une météorite riche en eau. Cette météorite, comme toutes ses congénères, est un débris issu de la collision entre astéroïdes, des masses rocheuses gravitant dans l’espace. Or, de l’eau, anciennement agglomérée sous forme de glace, a percolé à l’intérieur de ces objets célestes et les a altérés. 

Notre météorite porte le nom de chondrite carbonée, carbonée puisqu’elle est riche en carbone et chondrite puisqu’elle est composée de petites billes minérales, les chondres. Ces billes se sont formées à la naissance de notre Système Solaire et en sont les témoins. Mais ces chondres n’ont pas été épargnés par l’altération astéroïdale. Celle-ci a-t-elle eu une influence sur le contenu en eau de ces chondres ? Si oui, cela nous en apprendra un peu plus sur le processus astéroïdal. Si non, nous aurons alors accès à des informations datant de l’époque de la genèse des chondres, au tout début de notre histoire. Découvrons cela ensemble en 180 secondes !

Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (IMPMC)

 

Samantha Azevedo-Vannson

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